Fiscalité, surfaces, et stratégie - Plongée dans le Baromètre du coût foncier 2025-2026 d’Ayming

Découvrez comment la vacance, les reconversions, et les réévaluations modifient l’équation des coûts pour les bureaux, le commerce, et la logistique

January 14, 2026Real Estate
Written by:Rory Hickman

Key Takeaways

  • Les taxes foncières et charges associées deviennent une variable stratégique influençant les conditions locatives, les choix d’implantation ainsi que les profils de risque d'investissement en France.
  • Les bureaux, le commerce, et la logistique connaissent des transformations structurelles, les vacances, les reconversions, et les réévaluations rendant les coûts plus sensibles.
  • La réforme fiscale en cours et l’incertitude juridique renforcent l’importance de l’optimisation, de la transparence, et d’une gestion proactive des coûts pour les décideurs.

Le nouveau Baromètre du coût foncier d’Ayming intervient à un moment où les décisions immobilières sont autant dictées par la réglementation, la fiscalité, et la résilience opérationnelle que par la localisation et le niveau des loyers.

Dans sa 17ème édition, le rapport 2025-2026 s’appuie sur plus de 14 000 missions pour cartographier les charges foncières supportées par les entreprises en France, et analyser l’évolution de ces coûts pour trois catégories d’actifs en pleine transformation - les bureaux, le commerce, et l’immobilier logistique.

Plutôt que de considérer le coût foncier comme une simple ligne budgétaire, le baromètre le présente comme une variable stratégique, susceptible d’influencer la compétitivité, les décisions de location, l’appétit pour l’investissement, et le risque au sein des portefeuilles.

Le rapport souligne comment les disparités de fiscalité locale peuvent créer d'importants écarts de coûts entre les territoires et pourquoi la compréhension de ces dynamiques devient essentielle pour les utilisateurs, les propriétaires et les investisseurs.

Pourquoi ce baromètre est essentiel aujourd’hui

Le message central du rapport est clair : les taxes foncières deviennent plus visibles, plus contestées, et plus déterminantes.

Les bureaux, en particulier, entrent dans un nouveau cycle marqué par la pression liée à la vacance, l’évolution des attentes des utilisateurs, et l’accélération des reconversions vers d’autres usages. Le commerce continue d’être redéfini par les transformations structurelles de la consommation, et par la pression croissante sur les coûts des enseignes. De son côté, la logistique fait l’objet d’une attention renforcée, notamment à travers des réévaluations susceptibles de modifier de manière significative l’exposition fiscale des actifs.

À ces évolutions s’ajoute un environnement fiscal complexe, encore en phase d’ajustement autour de la réforme des valeurs locatives des locaux professionnels - un cadre destiné à corriger des déséquilibres historiques, mais qui reste difficile à anticiper en raison de mécanismes transitoires, de divergences d’interprétation, et d’une forte insécurité juridique.

Que contient le rapport ?

  • Une vision nationale des coûts fonciers, incluant des repères médians pour les bureaux, le commerce, et la logistique.
  • Une analyse ciblée des zones à forte pression fiscale, notamment là où s’appliquent des taxes additionnelles sur les bureaux, les surfaces commerciales, le stockage, et les parkings.
  • Des retours terrain de professionnels du secteur, montrant comment les hausses fiscales interagissent avec d’autres contraintes opérationnelles telles que l’indexation des loyers, la facture énergétique, et l’inflation des charges, tandis que les locataires demandent davantage de transparence et de justification.
  • Des implications stratégiques pour propriétaires et utilisateurs, allant de la question de qui supporte le coût en cas de vacance, jusqu’à la montée en puissance des audits fiscaux et de l’optimisation dans la gestion des actifs et les négociations locatives.
  • Une lecture prospective des évolutions réglementaires et des mutations de la demande, notamment l’impact des restrictions sur l’artificialisation des sols et des obligations de performance énergétique sur la due diligence, la planification des capex, et les stratégies de repositionnement.

Un outil pour les décideurs, et pas uniquement pour les fiscalistes

Si le baromètre repose sur une analyse fiscale, sa portée va bien au-delà. Ayming positionne la gestion du coût foncier comme un enjeu transversal, qui influence la planification financière, la relation locataire, la protection de la valeur des actifs, et la stratégie d’investissement.

Alors que le marché doit s’adapter rapidement, le rapport rappelle une réalité simple : dans la prochaine phase de l’immobilier européen, les coûts fonciers ne sont pas seulement une conséquence de l’occupation ou de la détention d’un actif - ils font partie intégrante de la stratégie.

Accédez au rapport complet d’Ayming pour découvrir comment les coûts fonciers redéfinissent les stratégies bureaux, commerce, et logistique à travers la France.
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